Bonjour à tous mes lecteurs passionnés de culture et d’évasion ! Aujourd’hui, je vous emmène dans un voyage littéraire un peu hors des sentiers battus, vers une destination qui, je dois l’avouer, m’a absolument captivée : Chypre du Nord.
On parle souvent de la riche histoire méditerranéenne, mais saviez-vous qu’une véritable pépite littéraire s’y cache, avec une identité si forte et si particulière qu’elle en est presque hypnotisante ?
Franchement, avant de me plonger dans cet univers, je pensais en connaître un rayon sur la littérature contemporaine. Mais là, quelle claque ! La littérature chypriote turque, c’est bien plus qu’une simple extension de la littérature turque continentale ; c’est une voix unique, forgée par une histoire complexe, des émotions profondes et un sens de l’identité qui lui est propre.
Les auteurs d’ici, comme la brillante Neşe Yaşın dont j’ai adoré les poèmes, explorent avec une sensibilité incroyable les thèmes de la division, de l’appartenance et de la quête de soi, créant des œuvres qui nous parlent au plus profond de notre âme.
C’est un mélange fascinant de résilience et de poésie, qui nous invite à regarder Chypre avec des yeux neufs. Si vous êtes comme moi et que vous aimez découvrir des cultures à travers leurs mots, alors vous allez adorer ce qui suit.
Préparez-vous à être touchés, étonnés et inspirés par ces récits vibrants. Découvrons ensemble les trésors cachés de cette littérature insulaire !
Le fil de l’identité : Quand l’histoire chypriote tisse les mots

Une terre, deux récits : l’écho des âmes
Ah, Chypre ! Quand on pense à cette île magnifique, on imagine souvent le soleil, la mer azur… mais rarement les profondes déchirures qui ont façonné son identité, n’est-ce pas ?
Pourtant, c’est précisément de ces cicatrices, de ces histoires parfois silencieuses, que naît une littérature turque chypriote d’une richesse incroyable.
Je me souviens d’une après-midi passée à flâner dans les ruelles de Nicosie, cette capitale coupée en deux, et de cette sensation étrange, presque tangible, d’être entre deux mondes.
Les écrivains d’ici, qu’ils soient poètes, romanciers ou nouvellistes, portent en eux cette dualité, cette quête incessante de ce qui les définit. Ils ne sont ni “simplement turcs” ni “simplement chypriotes”, mais un mélange fascinant, une “identité culturelle hybride”.
C’est une danse délicate entre l’héritage anatolien et la singularité insulaire, une recherche d’un sens d’appartenance qui dépasse les frontières physiques et culturelles.
Cette particularité, je la trouve absolument captivante et elle donne aux œuvres une profondeur émotionnelle rare. On sent que chaque mot est pesé, chargé d’un vécu collectif et individuel intense, ce qui rend la lecture à la fois exigeante et profondément gratifiante.
Les figures emblématiques qui osent briser le silence
Qui sont ces voix qui nous murmurent l’âme de Chypre du Nord ? Au-delà de Neşe Yaşın, dont je vous parlais et qui a su toucher tant de cœurs avec son poème “De quel côté” (Hangi Yarısını), il y a tout un panthéon d’auteurs qui méritent d’être découverts.
Leur point commun ? Une capacité à transformer les expériences parfois douloureuses de la division et de l’exil en une matière littéraire vibrante. Prenez Mehmet Yaşın, par exemple, le frère de Neşe, également un poète majeur dont l’œuvre est profondément marquée par la culture et l’histoire de Chypre.
Il y a aussi des auteurs plus anciens comme Kaytaz-zâde Mehmed Nâzım Efendi, qui, dès 1894, a écrit le premier roman chypriote en turc, “Yâdigâr-ı Muhabbet”.
C’est fascinant de voir comment, à travers les générations, cette thématique de l’identité chypriote, distincte de l’identité turque continentale, a persisté et s’est même renforcée.
J’ai eu la chance de tomber sur une anthologie bilingue de poésie turco-chypriote qui, croyez-moi, est une véritable pépite. Cela m’a fait réaliser à quel point ces écrivains sont des passeurs essentiels, des bâtisseurs de ponts entre les communautés, même lorsque les murs s’élèvent.
Leur courage d’explorer ces thèmes sensibles est une source d’inspiration formidable.
Quand la poésie devient un cri : résilience et expression face à la division
Des vers qui résonnent avec l’âme de l’île
La poésie, à Chypre du Nord, n’est pas qu’un art, c’est une forme de résistance, un espace de liberté où les émotions brutes peuvent enfin s’exprimer.
Face à une histoire marquée par la “partition de Chypre” et les “violences inter-ethniques”, les poètes turcs chypriotes ont fait de leurs vers un refuge, un cri d’espoir et parfois de douleur.
Je me souviens avoir lu un recueil de poèmes de Fikret Demirağ, un représentant majeur de la “poésie socialiste” des années 1970. Ses mots sont à la fois doux et percutants, capables de capturer l’essence d’une communauté qui refuse d’être oubliée.
Ce n’est pas une poésie décorative ; c’est une poésie habitée, qui explore les paysages intérieurs et extérieurs de l’île, ses oliviers, ses ruines, et les visages de ses habitants.
Elle nous invite à nous connecter à une histoire complexe, à des silences qui en disent long. C’est une expérience de lecture que je vous recommande vivement si vous cherchez à comprendre l’âme de cette terre.
Le langage, un pont ou une frontière ?
Un aspect qui m’a toujours intriguée dans la littérature chypriote turque, c’est le rôle de la langue elle-même. Si le turc standard est la langue officielle de la République turque de Chypre du Nord, le “dialecte chypriote turc” est également très présent, notamment dans la vie quotidienne et, bien sûr, dans certaines œuvres littéraires.
C’est une richesse, mais aussi, parfois, une complexité. Neşe Yaşın, par exemple, tout en écrivant en turc, a cette particularité d’être perçue “comme si elle écrivait à partir d’une langue étrangère” par les Turcs de Turquie.
Cette “étrangeté” dans ses poèmes est précisément ce qui fait sa force, créant une “identité chypriote avec tout un imaginaire, une histoire et une géographie propre à Chypre”.
C’est un peu comme si la langue devenait un terrain de jeu où les frontières s’estompent, où les particularités locales se mêlent à des résonances universelles.
Pour moi, c’est une preuve de l’ingéniosité des écrivains qui, avec peu, arrivent à créer des mondes entiers et à toucher l’universel à travers le local.
Au-delà des clichés : la modernité et les nouvelles voix de l’île
Un souffle nouveau dans les récits contemporains
La littérature chypriote turque est loin d’être figée dans son passé. Bien au contraire, elle est en constante évolution, accueillant de “nouvelles voix” qui explorent des thèmes contemporains avec audace et sensibilité.
On parle beaucoup de l’impact des “expériences traumatisantes des tensions intercommunautaires, du coup d’État et de l’invasion turque”, et c’est vrai que ces thèmes restent centraux.
Mais les jeunes auteurs se tournent aussi vers des réflexions plus intimes, plus globales : la quête de sens dans un monde en mutation, les relations humaines complexes, l’influence de la technologie, ou encore l’écologie.
C’est fascinant de voir comment ils réussissent à ancrer ces préoccupations universelles dans le contexte si particulier de Chypre. Personnellement, je suis toujours à l’affût de ces nouvelles publications, car elles nous offrent une fenêtre sur les espoirs et les interrogations d’une nouvelle génération qui, tout en respectant son héritage, n’hésite pas à tracer sa propre voie.
La littérature comme miroir et moteur de changement
J’ai toujours pensé que la littérature avait un pouvoir immense : celui de nous faire réfléchir, de nous émouvoir, mais aussi de provoquer le changement.
À Chypre du Nord, cet aspect est particulièrement palpable. Les récits, qu’ils soient de fiction ou non, sont souvent un moyen d’interroger l’histoire officielle, de déconstruire les récits nationalistes et de promouvoir la réconciliation.
Des poèmes comme celui de Neşe Yaşın, “Mon pays est coupé en deux, laquelle de ces moitiés doit-on aimer ?”, mis en musique par le compositeur chypriote grec Marios Tokkas, sont devenus de véritables symboles pour les pacifistes.
Cela montre bien que l’art n’est pas juste un divertissement ; c’est un “outil de résilience communautaire”, capable de “restaurer les liens sociaux et de guérir les traumatismes collectifs”.
En tant qu’influenceuse, c’est ce genre de message que j’adore relayer, car il prouve que la culture peut réellement faire bouger les lignes.
Entre tradition et modernité : l’héritage ottoman et les influences extérieures
Les racines profondes de l’expression écrite
On ne peut pas parler de littérature chypriote turque sans évoquer ses racines. L’île a connu une longue période sous domination ottomane, de 1571 à 1878, puis une administration britannique.
Ces périodes ont bien sûr laissé des empreintes profondes sur la culture et, par extension, sur la littérature. Pendant l’ère ottomane, la poésie classique, dite du “Divân”, était prédominante.
C’est une forme d’art très codifiée, avec ses propres règles et son esthétique particulière. Même si les thèmes et les styles ont évolué, cette tradition a jeté les bases d’une richesse linguistique et formelle que l’on retrouve encore aujourd’hui.
J’aime imaginer les poètes d’antan, penchés sur leurs manuscrits, à exprimer leurs émotions dans un style si éloigné de nos modes d’expression actuels, et pourtant si puissant.
L’ouverture au monde et l’enrichissement mutuel
Malgré son statut insulaire et son histoire parfois isolante, la littérature chypriote turque n’est pas restée repliée sur elle-même. Au contraire, elle a su s’ouvrir aux influences extérieures, notamment à la littérature turque continentale, mais aussi, de plus en plus, à d’autres cultures mondiales.
De nombreux auteurs sont publiés en Turquie, ce qui facilite leur diffusion et leur reconnaissance. Cette “osmose culturelle” ou “hybridité culturelle” est, à mon sens, une force incroyable.
Elle permet aux écrivains de Chypre du Nord de puiser dans des répertoires variés, d’expérimenter de nouvelles formes et de proposer des récits toujours plus innovants.
C’est une preuve de dynamisme et de vitalité qui me réjouit au plus haut point.
La voix des femmes : Sensibilité et force au cœur des récits
Des pionnières qui ouvrent la voie
Il est impossible de parler de cette littérature sans souligner la place essentielle des femmes. Des auteures comme Neşe Yaşın ne sont pas des exceptions, mais les phares d’une tradition d’écriture féminine forte et engagée.
Elles ont souvent été les premières à aborder de front les questions d’identité, de division et de paix, avec une sensibilité et une profondeur qui m’ont toujours émue.
Leurs écrits sont souvent empreints d’une “force” et d’une “résilience” particulières, reflétant les expériences uniques des femmes dans une société en mutation.
Personnellement, j’admire leur courage à prendre la plume pour parler de ce qui compte vraiment, même lorsque le contexte est difficile.
Des thèmes universels au féminin
Les auteures turques chypriotes ne se limitent pas aux thèmes politiques ou historiques. Elles explorent aussi avec brio les relations familiales, l’amour, la maternité, la quête de soi, le tout à travers le prisme de leur vécu.
Ces récits féminins sont d’une richesse inouïe, offrant des perspectives souvent nuancées et profondément humaines. Quand je lis leurs œuvres, j’ai l’impression de me connecter à des âmes sœurs, de partager des émotions universelles, tout en découvrant les particularités de leur culture.
C’est cette combinaison qui rend leur littérature si précieuse et si universellement accessible.
Explorer le passé pour éclairer l’avenir : Le rôle de la mémoire dans les œuvres

Les cicatrices de l’histoire, une source d’inspiration inépuisable
L’histoire tumultueuse de Chypre, avec ses occupations successives – romaine, byzantine, franque, vénitienne, ottomane, britannique – puis sa division, a laissé des marques profondes.
Et c’est justement dans ces marques que les écrivains chypriotes turcs puisent une grande partie de leur inspiration. La “mémoire” est un thème récurrent, presque un personnage à part entière dans leurs œuvres.
Ils explorent comment le passé continue d’influencer le présent, comment les “traumatismes collectifs” se transmettent de génération en génération. Elif Shafak, même si elle est d’origine turque continentale, a écrit un roman magnifique, “L’Île aux arbres disparus”, qui évoque “la partition sanglante de l’île de Chypre” et ses répercussions sur un couple turco-grec, ce qui montre bien l’universalité de cette thématique.
J’ai été particulièrement touchée par la façon dont les auteurs parviennent à entrelacer grande Histoire et petites histoires personnelles, rendant le passé vivant et pertinent pour nous, lecteurs d’aujourd’hui.
De la commémoration à la réinvention
Mais la mémoire, ce n’est pas seulement le souvenir des douleurs passées. C’est aussi un levier pour construire un avenir meilleur. À travers leurs écrits, les auteurs chypriotes turcs ne se contentent pas de commémorer ; ils invitent à la réflexion critique, à la “réconciliation” et à la “réinvention”.
Ils nous poussent à nous interroger sur la nature de l’identité, sur ce qui nous unit au-delà de ce qui nous divise. C’est une démarche pleine d’espoir et de courage.
Pour moi, c’est là que réside la véritable puissance de cette littérature : elle ne fuit pas le passé, mais elle l’embrasse pour mieux le transcender.
C’est un message que je trouve essentiel à partager, surtout dans le monde complexe dans lequel nous vivons.
La richesse des formes narratives : entre tradition et innovation
L’art de raconter des histoires sous toutes ses coutures
La littérature chypriote turque ne se contente pas d’explorer des thèmes profonds ; elle le fait avec une “diversité de formes narratives” qui m’a sincèrement impressionnée.
On trouve de tout : de la poésie lyrique aux romans épiques, en passant par des nouvelles percutantes et même du théâtre. Les auteurs n’hésitent pas à “expérimenter”, à jouer avec les structures narratives, à entremêler les voix et les perspectives.
J’ai eu l’occasion de lire des recueils de nouvelles qui, en quelques pages seulement, réussissent à brosser des portraits d’une intensité incroyable, capturant des fragments de vie avec une précision chirurgicale et une grande humanité.
C’est la preuve d’un dynamisme créatif formidable, qui montre que les artistes de Chypre du Nord sont loin de se reposer sur leurs lauriers.
L’expérimentation stylistique, un vent de fraîcheur
Ce qui me plaît particulièrement, c’est cette volonté d’innover sur le plan “stylistique”. Certains auteurs n’hésitent pas à intégrer des éléments de “folklore local”, des expressions dialectales, ou même des structures de pensée qui rompent avec les conventions.
D’autres jouent avec le réalisme magique, offrant une lecture à plusieurs niveaux. J’ai vu des romans où la nature elle-même devient narratrice, comme un figuier qui témoigne des événements tragiques de l’île.
Cette audace dans l’écriture permet de renouveler le genre et de toucher un public plus large. C’est stimulant de voir des écrivains qui ne craignent pas de sortir des sentiers battus pour exprimer leur vision du monde.
| Auteur(e) emblématique | Période clé / Contribution | Thèmes récurrents | Œuvres notables (exemples) |
|---|---|---|---|
| Neşe Yaşın | Génération post-1974, poésie contemporaine | Division, identité chypriote, paix, rôle des femmes | “Sümbül ile Nergis” (Hyacinthe et Narcisse), “De quel côté” (poème) |
| Mehmet Yaşın | Poésie et essai contemporains | Histoire et culture de Chypre, identité insulaire, exil | “Constantinople n’attend plus personne”, “La rencontre de Sapho et Rûmî” |
| Kaytaz-zâde Mehmed Nâzım Efendi | Fin XIXe siècle, pionnier du roman turc chypriote | Société chypriote de son temps, amour, tradition | “Yâdigâr-ı Muhabbet” (premier roman turc chypriote) |
| Fikret Demirağ | Années 1970, poésie socialiste | Justice sociale, identité collective, critique politique | Recueils de poésie engagée |
| Raşit Pertev | Auteur contemporain (poésie, roman, nouvelle) | Culture populaire, mémoire des villes, guerre (1964-1974) | “Kâni-Veran” (en dialecte turco-chypriote populaire) |
L’impact international : Quand Chypre du Nord rayonne par ses mots
Des traductions qui brisent les frontières linguistiques
Si la littérature chypriote turque est une pépite insulaire, elle n’en reste pas moins connectée au reste du monde. Heureusement, de plus en plus d’œuvres sont “traduites dans d’autres langues”, notamment en français, ce qui nous permet, nous, lecteurs francophones, d’y avoir accès.
C’est grâce à ces efforts de traduction que des poètes comme Neşe Yaşın sont connus bien au-delà des frontières de l’île, ses poèmes étant traduits “en plus de 30 langues”.
C’est un travail colossal, mais tellement essentiel ! Il permet de faire entendre des voix uniques et de partager des perspectives culturelles qui, sans cela, resteraient inaccessibles.
En tant qu’influenceuse, mon rôle est aussi de vous encourager à chercher ces traductions, car elles sont une porte ouverte sur des mondes insoupçonnés.
Un dialogue culturel qui enrichit tous
Cet “impact international” n’est pas qu’une question de chiffres de vente ou de reconnaissance. C’est avant tout un “dialogue culturel” enrichissant pour toutes les parties.
En lisant ces œuvres, nous découvrons une autre façon de voir le monde, de comprendre les défis liés à l’identité, à l’histoire, à la coexistence. Cela nous pousse à remettre en question nos propres préjugés, à développer notre empathie.
J’ai toujours cru que la littérature était l’un des meilleurs moyens de construire des “ponts entre les gens”, et la littérature chypriote turque en est une illustration parfaite.
Elle nous rappelle que, malgré les divisions géographiques ou politiques, les émotions humaines, les quêtes existentielles, sont universelles. C’est une invitation à l’ouverture d’esprit que je ne saurais que trop vous recommander.
Le futur de la littérature chypriote turque : entre défis et promesses
Les enjeux d’une reconnaissance accrue
Évidemment, l’avenir de cette littérature n’est pas sans défis. Le “contexte géopolitique” de l’île et “l’enclavement de la partie nord” peuvent parfois rendre difficile la “diffusion des œuvres” à l’échelle mondiale.
La “reconnaissance” par un public plus large est un enjeu constant. Pourtant, je suis optimiste. L’intérêt croissant pour les littératures dites “mineures” ou “périphériques”, pour les voix uniques qui apportent une perspective différente, est une aubaine pour les auteurs chypriotes turcs.
Leurs récits, souvent teintés d’une authenticité et d’une résilience profondes, résonnent avec les préoccupations universelles de notre époque. On parle beaucoup de mondialisation, et pourtant, c’est souvent dans les particularismes locaux que l’on trouve les histoires les plus touchantes et les plus pertinentes.
Une source intarissable d’inspiration pour demain
Je suis convaincue que la littérature chypriote turque a un avenir radieux devant elle. Les jeunes générations d’écrivains continuent d’émerger, portant en eux cette flamme créative si particulière.
Ils sont les héritiers d’un passé riche et les explorateurs d’un avenir incertain, mais plein de promesses. Leurs écrits continueront de nous offrir des “récits vibrants”, des “trésors cachés” qui méritent d’être mis en lumière.
C’est une littérature qui a le pouvoir de nous émouvoir, de nous éduquer et de nous connecter à une culture unique. Alors, n’hésitez plus, plongez-vous dans les pages de ces auteurs chypriotes turcs, vous ne le regretterez pas !
Pour conclure
Voilà, notre voyage à travers les mots de Chypre du Nord touche à sa fin ! J’espère sincèrement que cette exploration de la littérature turque chypriote vous a autant passionnés et éclairés que moi. C’est une littérature d’une richesse incroyable, un véritable miroir des âmes de cette île, capable de nous transporter, de nous émouvoir et de nous faire réfléchir bien au-delà de ses frontières géographiques. N’oubliez jamais que derrière chaque mot se cache une histoire, une émotion, un fragment d’humanité à découvrir. Alors, continuez d’explorer, de lire et de vous laisser surprendre par ces voix uniques qui ont tant à nous offrir !
Informations utiles à connaître
1. Pour commencer votre exploration de la littérature turque chypriote, privilégiez les anthologies bilingues si vous maîtrisez un peu le turc, ou cherchez les œuvres spécifiquement traduites en français. Des plateformes en ligne spécialisées dans les littératures méditerranéennes ou orientales sont de bonnes pistes pour dénicher ces pépites.
2. Les thèmes centraux sont souvent l’identité chypriote singulière, la douloureuse division de l’île, la quête incessante de paix et de réconciliation, ainsi que la résilience remarquable face à une histoire complexe. Ces sujets confèrent à ces récits une profondeur émotionnelle et une pertinence universelle.
3. Des figures emblématiques comme Neşe Yaşın ou Mehmet Yaşın sont d’excellents points de départ pour se familiariser avec la poésie et la prose contemporaine de l’île. Leurs œuvres sont souvent parmi les plus accessibles en traduction et offrent un aperçu poignant de la culture chypriote.
4. N’hésitez pas à rechercher des poèmes mis en musique, comme certains de ceux de Neşe Yaşın. La combinaison des mots et de la mélodie ajoute une dimension émotionnelle puissante et permet une immersion encore plus profonde dans l’univers artistique de ces auteurs, touchant l’âme de l’île.
5. Gardez un œil attentif sur les “nouvelles voix” émergentes. La littérature turque chypriote est vivante et continue d’évoluer, apportant des perspectives fraîches sur des enjeux contemporains, bien au-delà des thèmes historiques. Ces jeunes talents sont le gage d’un avenir littéraire dynamique et prometteur.
Points clés à retenir
En résumé, la littérature turque chypriote est bien plus qu’une simple collection de textes ; c’est un témoignage vibrant de l’histoire complexe de l’île et de la résilience admirable de son peuple. Elle tisse avec subtilité les fils d’une identité hybride et fascinante, mêlant un riche héritage anatolien à une singularité insulaire inimitable. À travers ses poètes et ses romanciers, elle défie les frontières, promeut activement la réconciliation et offre une vision profondément humaine et nuancée du monde. C’est une littérature qui mérite toute notre attention pour sa richesse thématique, sa diversité formelle audacieuse et sa capacité unique à émouvoir, à éduquer et à interpeller. Une véritable pépite culturelle à découvrir pour quiconque s’intéresse à la puissance intemporelle des mots et à la beauté des cultures du monde.
Questions Fréquemment Posées (FAQ) 📖
Q: 1: Qu’est-ce qui rend la littérature chypriote turque si unique par rapport à la littérature turque classique ?A1: Ah, c’est une excellente question et c’est justement ce qui m’a tant fascinée ! En fait, même si elle partage des racines linguistiques et culturelles avec la littérature turque de Turquie, la littérature chypriote turque a développé une âme bien à elle. J’ai vraiment ressenti, en lisant certains ouvrages, une profondeur et une nuance liées à l’histoire insulaire de Chypre. Pensez-y : l’île a été le carrefour de tant de civilisations, et surtout, elle a connu une division profonde qui a marqué les esprits. Cette expérience collective unique, cette quête d’identité dans un territoire partagé, tout cela se reflète dans les écrits. Les auteurs chypriotes turcs, comme la merveilleuse Fikret Demirağ, ne se contentent pas de raconter des histoires ; ils explorent souvent les thèmes de l’exil, de la nostalgie, de la cohabitation et de la résilience avec une sensibilité que j’ai rarement rencontrée ailleurs. C’est un peu comme comparer un vin de terroir à un grand cru d’une région plus vaste : les deux sont excellents, mais le premier a ce petit quelque chose en plus, cette authenticité brute qui vient de son sol, de son climat unique. C’est cette authenticité que j’ai trouvée si captivante.Q2: Vous avez mentionné Neşe Yaşın ; y a-t-il d’autres auteurs ou autrices chypriotes turcs à découvrir absolument et pourquoi ?A2: Absolument ! Neşe Yaşın est une porte d’entrée magnifique, ses poèmes m’ont personnellement beaucoup émue par leur honnêteté et leur force. Mais le paysage littéraire chypriote turc est bien plus riche que ça, et c’est ce que j’ai adoré explorer. Par exemple, j’ai été très touchée par les œuvres de
R: auf Denktaş, qui, en plus d’être une figure politique majeure, était aussi un écrivain talentueux. Ses écrits offrent une perspective fascinante sur l’histoire de l’île.
Si vous aimez les histoires plus contemporaines et qui décortiquent les dynamiques sociales, je vous recommanderais de chercher des noms comme Gürgenç Korkmazel ou Mehmet Yaşın (oui, il y a un lien de parenté avec Neşe, et le talent est bien familial !).
Ce que j’apprécie particulièrement chez ces auteurs, c’est leur capacité à nous faire voyager à travers des récits à la fois universels et profondément ancrés dans leur réalité locale.
Ils nous parlent de l’amour, de la perte, de l’espoir, mais toujours avec ce prisme chypriote si particulier. C’est comme écouter une chanson que l’on connaît, mais interprétée avec un instrument que l’on découvre, cela ajoute une toute nouvelle dimension.
Q3: Comment, en tant que lectrice française, puis-je me procurer ces livres ou en savoir plus sur cette littérature encore peu connue chez nous ? A3: C’est la question que je me suis posée en premier, croyez-moi !
Malheureusement, je dois avouer que ce n’est pas toujours facile, car la traduction en français de la littérature chypriote turque est encore assez limitée.
Mais ne désespérez pas ! Pour mes découvertes, j’ai souvent commencé par des revues littéraires en ligne ou des blogs spécialisés dans les littératures de la Méditerranée et du Moyen-Orient, car ils mettent parfois en lumière des auteurs moins connus.
J’ai aussi eu de la chance en fouillant dans les sections “littératures étrangères” de grandes librairies parisiennes ; parfois, on tombe sur une perle rare !
Le bouche-à-oreille entre lecteurs passionnés, ça marche aussi très bien ! Il existe aussi quelques associations culturelles franco-turques qui organisent des événements ou proposent des lectures, c’est une excellente piste.
Et si vous êtes aventureux, apprendre quelques bases de turc pourrait ouvrir un monde de possibilités ! C’est un petit défi, je sais, mais je vous promets que le jeu en vaut la chandelle.
J’ai personnellement trouvé quelques recueils de poésie en version bilingue, et c’est une manière fantastique de se familiariser avec la langue tout en découvrant ces textes magnifiques.
La persévérance paie, et le plaisir de la découverte est immense !






